Bienveillance

Les Inuit croient que tout être vivant est doté d’un esprit qui survit à la mort physique. Les Inuit sont reconnaissants de la nourriture, des vêtements et des autres choses indispensables que leur offre le phoque.

Selon des représentants de l’Association canadienne des médecins vétérinaires, qui ont observé en 2002 la pratique de la chasse au phoque du Groenland au Canada, 98 % des animaux examinés ont été abattus sans cruauté. Ce résultat dépasse les exigences des normes du bien-être animal imposées aux abattoirs de l’Amérique du Nord et de l’Union européenne.

La commission Malouf, établie par le gouvernement canadien en réponse aux manifestations contre la chasse au phoque, a conclu que l’abattage d’animaux sauvages est justifiable sur le plan de l’éthique pourvu qu’il réponde à quatre conditions : l’espèce chassée n’est pas menacée; les méthodes d’abattage ne sont pas cruelles et infligent le moins de douleur possible à l’animal; l’abattage répond à un besoin essentiel; l’abattage occasionne le moins de gaspillage possible.
 

CONTROVERSE

LES MOUVEMENTS POUR LE DROIT DES ANIMAUX ET LE MARCHÉ DE LA PROTESTATION

« La controverse autour du phoque inuit est loin d’être terminée... Elle porte l’empreinte de la première tentative délibérée des Qallunaat (les non-Inuit, les Européens) de séparer les Inuit des ressources dont dépend leur indépendance culturelle. »

- Wenzel “Animal Rights, Human Rights: Ecology, Economy and Ideology in the Canadian Arctic” (1991) (traduction libre de l’extrait cité)

HumaneLe Nunavut appuie la législation du droit des animaux. Les Inuit ont toujours vécu en relation étroite avec l’environnement et respectent les animaux qui ont contribué à la survie de plusieurs générations. Cependant, cette relation harmonieuse est menacée par les organismes radicaux pour le droit des animaux, qui se servent de la figure émouvante du phoque d’abord et avant tout pour assurer leur financement.

La vie dans l’Arctique et la relation qu’entretiennent les Inuit modernes avec leur environnement peuvent être difficiles à concevoir. Malheureusement, les images et les phrases soigneusement choisies et diffusées par les organismes radicaux du droit des animaux déforment les faits scientifiques et étouffent les voix de tout un peuple vivant depuis toujours en étroite relation avec la nature. L’écologie est avant tout une science qui ne doit pas servir à l’affaiblissement de la diversité culturelle.
 

« Un des principes au cœur de la philosophie du droit des animaux veut que l’homme occidental se soit distancié du reste de la création en définissant l’humain comme un être évoluant hors de la nature. Cependant, en privant de leurs droits ceux qui entretiennent une relation directe avec la nature, la philosophie du droit des animaux contribue à l’accroissement du complexe techno-industriel, et creuse ainsi davantage l’écart entre l’homme et la nature. »

– Herscovici “Second Nature: The Animal-Rights Controversy” (1985) (traduction libre de l’extrait cité)

On a vu naître dans les dernières années une division entre les groupes pour le droit des animaux et les groupes voués à la conservation. Ces derniers ont une vision claire des réalités de la vie dans la nature. Une conservation responsable ne condamne pas la chasse d’espèces florissantes, comme le phoque annelé.

Lorsqu’il fut clair que la chasse n’enfreignait pas la conservation du phoque et que les déclarations voulant que les méthodes de chasse soient cruelles étaient fausses, plusieurs organismes environnementaux, tels le Fonds mondial pour la nature, Greenpeace, Audubon Canada et la Société de protection des animaux de l’Ontario, se sont dissociés des mouvements contre la chasse au phoque. L’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) rejette les demandes d’adhésion des organismes radicaux pour le droit des animaux. Ces organismes nuisent à la véritable cause écologiste, dans laquelle l’homme à sa place.
 

«« Pour les Inuit, écologie, chasse et culture sont synonymes. Dans un monde nordique colonisé par les Euro-Canadiens, le marché de la peau de phoque réduit la dépendance aux mines et aux puits de pétrole, à la bureaucratie et aux bonnes intentions. »

- Wenzel “Animal Rights, Human Rights: Ecology, Economy and Ideology in the Canadian Arctic” (1991) (traduction libre de l’extrait cité)

 

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