Chasser le phoque au Nunavut

Le Nunavut, le plus récent territoire canadien, forme le troisième littoral océanique du pays. La population du territoire compte 30 000 habitants, dont 85 % sont d’origine inuit. De plus, ses 25 collectivités, accessibles seulement par voies aériennes, couvrent une étendue ne représentant pas moins d’un quart du territoire canadien.

Les ancêtres des premiers Inuit arrivèrent de la Sibérie orientale il y a plus de 4 000 ans. Ces premiers habitants ont fait preuve d’une grande ingéniosité dans leur adaptation aux longs, sombres et excessivement froids hivers de l’Arctique. Le climat glacial, le pergélisol et l’absence de terres arables rendent impossible l’agriculture traditionnelle et restreignent les sources locales de nourriture. Pour se nourrir et se réchauffer, les Inuit dépendaient des poissons, des oiseaux sauvages et des mammifères, et c’est cet état de dépendance qui a resserré les liens entre les Inuit et leur environnement.

Le phoque annelé était indispensable à la survie des Inuit, qui s’en servaient pour se nourrir et se vêtir. La chasse au phoque exige énormément de patience et les chasseurs inuit ont un profond respect pour l’âme des animaux qui contribuent à leur bien-être. Depuis toujours, le phoque tient un rôle central dans la culture inuit, participant à sa façon au maintien de la tradition du partage, à la conservation d’une précieuse somme de connaissances sur le phoque et son écosystème, et à la transmission du savoir-faire et des valeurs inuit d’une génération à l’autre.

Les valeurs traditionnelles inuit se retrouvent au cœur des principes de base de la chasse au phoque pratiquée au Nunavut : l’exploitation se doit d’être durable, humaine et efficace — l’animal entier doit servir à l’alimentation, la confection de vêtements, l’art et l’artisanat.

 

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