Culture et tradition

« Nous avons toujours vécu ainsi, grâce aux phoques. Je ne crois pas que nos ancêtres auraient survécu s’il n’y avait pas eu de phoque ici. »
- Johnny Meeko Sr., Sanikiluaq, Nunavut

Culture and Tradition

La chaire nutritive du phoque annelé a assuré la survie d’innombrables générations de familles inuit. Sa belle fourrure sert à la confection de vêtements et de bottes qui protègent le corps contre le froid mordant de l’Arctique. Auparavant utilisée autant pour chauffer que pour éclairer les igloos, l’huile du phoque sert aujourd’hui de combustible à une lampe traditionnelle, le qulliq, que l’on allume pour ouvrir les réunions et les cérémonies.

Le phoque demeure une ressource importante de l’Arctique, alors que l’économie de subsistance traditionnelle s’adapte pour mieux répondre aux défis futurs. Tout comme le reste des ressources naturelles, le phoque a un potentiel économique et culturel énorme qui suivra le cours de l’adaptation des collectivités nordiques à un mode de vie moderne.

Si les techniques de chasse au phoque se sont modifiées pour prendre le virage de la modernité, la tradition du partage, elle, reste la même. La chasse au phoque permet de perpétuer le vaste savoir des Inuit sur les écosystèmes marins et le respect qu’ils leur portent. Ce savoir et ce respect sont nés d’une longue expérience de vie harmonieuse avec la nature. D’ailleurs, le savoir sur la faune et la flore tient une place importante dans les méthodes de connaissance traditionnelles inuit, appelées les Inuit Qaujimajatuqangit.

Au Nunavut, la chasse au phoque n’est pas qu’une histoire de chasse : cette tradition représente l’acquisition directe de connaissances sur la faune et la flore, le partage des fruits de la chasse entre les membres d’une communauté, la confection de vêtements, la conservation du savoir-faire traditionnel, la transmission du savoir entre les aînés et les jeunes, et la célébration des valeurs culturelles inuit.

 

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